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Grâce au loto du Patrimoine, des liquidités au moulin de Ménil !

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Parmi 18 monuments emblématiques et 103 sites (1 par département) sélectionnés pour la deuxième édition du loto du Patrimoine, figure le moulin de la Petite Bavouze, à Ménil. Témoin de l'activité de meunerie qui s'est développée sur la Mayenne aux XIXe et XXe siècles, il a déjà échappé au démantèlement inéluctable subi par nombre de ses semblables.  Le loto du Patrimoine l'aidera à traverser encore les âges.

Ils sauront plus précisément en fin d'année quelle somme leur sera allouée, pour engager des travaux de sauvegarde du moulin. Michel et Yves Maurice, descendants directs de Michel Jean Maurice, son bâtisseur en 1862, consacrent leur énergie à ce bien familial depuis 2008. La roue et les mécanismes du moulin, dirigé jusqu'en 1999 par leur frère Bernard, ont donc cessé de tourner il y a 20 ans. Depuis, mis à part la réfection de la toiture et quelques démontages d'éléments métalliques, rien n'a pu être entrepris sur ce bâtiment. Ce deuxième loto du patrimoine est donc une très bonne nouvelle, après une première tentative infructueuse. "Aux fonds promis s'ajouteront un accompagnement de la Fondation du Patrimoine pour une souscription et pour du mécénat d'entreprise", expliquent les propriétaires. Bien connu du service de l'Inventaire départemental, le moulin de la Bavouze mérite d'être préservé, comme témoin d'une part d'histoire de l'économie locale, dont il synthétise l'évolution.

Mécanismes d'origine et nombreuses machines

L'origine de ce bâtiment remonte à 1816, quand Michel Jacques Maurice acquiert, un peu en amont, le moulin de la Grande Bavouze. Quatre ans plus tard, il devient propriétaire d'un second moulin, plus ancien, en aval. C'est ce bâtiment que Michel Jean Maurice démontera pour bâtir, entre 1862 et 1864, le moulin de la Petite Bavouze. Dès 1865, sa roue à aubes actionne un mécanisme à l'anglaise et quatre meules. Pour la production de farine de blé et de farines animales, les évolutions se succèderont sur 134 ans : l'apparition d'appareils à cylindres, les systèmes pneumatiques d'aspiration, l'assistance motorisée puis électrique… Sur quatre niveaux, de très nombreuses machines témoignent de l'intense activité qui régnait entre ces quatre hauts murs, à la verticale du cours d'eau. Un patrimoine industriel unique qui pourra, sur le temps long, faire l'objet d'un projet plus ambitieux.

 

Agenda : ouverture et visite commentée du rez-de-chaussée pour les journées du patrimoine, les 21 -22 septembre.

Type éditorial