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D'ici et d'ailleurs
02/11/2021

Silence, ça pousse

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À Landivy, Lou poursuit un développement ambitieux. L'entreprise bâtit actuellement une nouvelle unité de production avec à la clé la création de plusieurs dizaines d'emplois.

Le champignon frais est devenu un complice incontournable de l’apéritif et s’invite régulièrement autour d’une plancha, d’un barbecue ou de la cuisine au wok. Lou Légumes n’est pas étranger à cette consommation de champignons frais dont les volumes progressent. Créé en 2009 par un trio familial composé d’Emmanuelle Roze Chapuzet, de son mari Fabrice et de son frère Benoît, Lou est bien plus qu’un acteur de la filière française du champignon frais, il en est l’un des bâtisseurs : « La production française est historiquement orientée vers le marché de la conserverie. Nous avons souhaité suivre une voie différente », explique Emmanuelle Roze Chapuzet. Ainsi et plutôt que de s’appuyer sur des partenariats européens avec des pays leaders sur le marché du frais comme la Pologne et la Hollande, le trio d’entrepreneurs décident de produire ses propres champignons. Après des visites de champignonnières en Europe pour enrichir leurs connaissances techniques, les dirigeants ont développé un marketing efficace autour d’axes majeurs : « made in France », « zéro pesticide », responsabilité sociétale des entreprises (démarche RSE), promotion d’un produit bon pour la santé et de grande qualité nutritive.

Lou embauche !

En 2005, Lou commence la culture de ses champignons sur son site de Poilley en Ille-et-Vilaine, siège social de l’entreprise, puis les commercialise en grande distribution. Le succès est immédiat. La construction du site de Landivy et ses 15 000 m2 de bâtiments est une conséquence heureuse de ce succès. Quelque 12 millions d’euros sont investis dans ce projet de 22 chambres de culture où repose un mélange de fumier de cheval et de paille de blé, sur lequel a été ensemencé le mycélium (moisissure à l’origine du champignon). Ce compost élaboré en amont est livré à Lou prêt à l’emploi. Débute alors une savante alchimie mêlant à la hausse ou à la baisse le taux d’humidité et la température. Une première récolte (ou volée) est réalisée au cinquième jour, une seconde a lieu 3 jours après. Le compost trouve alors une nouvelle vie auprès des agriculteurs.

Champignons blancs ou bruns (Bella rosés) et, dans un plus faible volume, pleurotes et shiitakes sont récoltés à longueur d’année, soit environ 4 000 tonnes. La récolte s’effectue par des mains expertes : « Le champignon est un organisme fragile et sa cueille demande un apprentissage de trois mois. Sa fragilité perdure au moment de sa distribution. Aussi, nous mettons un soin particulier à son conditionnement en barquette et sous film protecteur. Vendre des champignons en vrac est une hérésie », explique Emmanuelle Roze Chapuzet. Cinquante personnes travaillent à Landivy : « Nous espérons 70 embauches supplémentaires d’ici à la fin de l’année », précise la dirigeante. Malheureusement, le recrutement est difficile malgré les conditions de travail proposées et l’attention portée au bien-être des salariés.

 

lou-legumes.com

Type éditorial