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Lila Poppins, l’artiste qui sublime le papier

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À partir de papier, Lila Poppins crée d’étonnants objets en volume. L’artiste mayennaise a également illustré des timbres édités par la Poste.

Lila Poppins – de son vrai nom Lila Peuscet – a grandi en Mayenne. « Mes parents habitent Laval. J’ai fréquenté l’école Jacques- Prévert, le collège Fernand-Puech et le lycée Douanier-Rousseau. » La jeune femme a adopté ce patronyme à l’adolescence, alors qu’elle commençait à surfer sur Facebook. « Tout le monde mettait des faux noms pour communiquer sur les réseaux sociaux. Comme j’étais hyper fan de Mary Poppins, j’ai choisi de m’appeler comme elle. Finalement, j’ai gardé cette identité, car elle correspond bien à mon univers. »

Des ciseaux et de la colle

Avec du papier, des ciseaux, de la colle, et une sacrée dose de talent, Lila invente des animaux improbables, des décors luxuriants : une girafe à longs cils, un renard au pelage flamboyant, des papillons multicolores, des fleurs géantes que l’on imagine volontiers carnivores. Ses créations semblent tout droit sorties d’un conte merveilleux. 

Sa passion première, c’est le cinéma d’animation. « Après mon bac, j’ai suivi une formation dans ce domaine. » Son cursus la conduit d’abord en Vendée, puis à Marseille, et enfin à Angoulême. En 2013, elle pose ses valises à Paris. Pendant ses études, elle aborde le travail du volume pour la réalisation de livres pop-up. « Depuis toute petite, j’ai toujours aimé construire, fabriquer. J’adorais Wallace et Gromit, que j’ai découverts grâce à mon père. Ça me fascinait complètement. En expérimentant le pop-up, ça m’a parlé. Depuis, j’ai gardé cet amour pour le papier ! »

Son diplôme en poche, Lila tente de percer dans le cinéma d’animation. Les premières années sont difficiles. Il faut établir son réseau, dans un milieu qui fonctionne beaucoup sur le bouche à oreille. Elle finit par se consacrer pleinement au papier découpé qu’elle maîtrise parfaitement. 
« Je n’ai pas lâché le cinéma d’animation parce que, au fond de moi, c’est ce que j’aime vraiment, mais mon domaine d’expression pure, c’est le papier. »

2019, une belle année

Chez elle, aux Buttes-Chaumont, ou dans son atelier, à Saint-Germain-des-Prés, Lila donne vie à des personnages étonnants, réalise des décors féeriques. Très présente sur Instagram, la jeune femme est assez vite repérée. Sollicitée pour illustrer des ouvrages, elle intervient aussi pour des artistes, des marques. « J’ai mis longtemps à être stable financièrement, mais 2019 est mon année charnière ! », confie-t-elle avec enthousiasme. L’an passé, son chiffre d’affaires a littéralement explosé. Son plus gros contrat, elle le décroche au printemps dernier, pour la Poste. Elle est alors retenue pour illustrer la collection de « beaux » timbres de fin d’année. « Finalement, la commande a été plus large que prévue. Mes animaux d’inspiration fantastique ont été déclinés sur tous les supports de communication : affiches, colis. » Ces dernières semaines, Lila a terminé une pub pour Candia, en stop–motion (NDLR : technique d’animation permettant de créer un mouvement à partir d’objets immobiles) qui va sortir tout prochainement. Actuellement, elle travaille pour l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. « Je réalise une vingtaine d’oiseaux et d’insectes de 20 à 50 cm de haut qui vont intégrer un décor, dans le Terminal 2, en mars. »

Nul n’est prophète en son pays. Si Lila revient régulièrement en Mayenne pour rendre visite à sa famille, elle n’a encore jamais eu l’occasion d’y exprimer son talent. L’année qui commence lui offrira peut-être cette opportunité ?

Type éditorial